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15.08.2026
par Kevin

Pogs, Diddl, pin’s… Pourquoi les collections vintage reviennent-elles dans nos placards ?

collection Diddl

Vous cherchiez un câble dans un vieux tiroir et vous êtes tombé sur une poignée de pogs égarés au fin fond d’une pochette plastique. Quelques minutes plus tard, vous voilà assis par terre à raconter aux enfants que, oui, ce morceau de carton rond avait autrefois une valeur considérable dans la cour de récréation.

Les collections de notre enfance n’ont jamais complètement disparu. Elles attendaient simplement dans une boîte à chaussures, au fond d’un grenier ou sur les étals des vide-greniers. Aujourd’hui, elles retrouvent une nouvelle jeunesse, portées par la nostalgie des parents et la curiosité des enfants. À chacun sa boîte à trésors !

Pourquoi les anciennes collections nous attirent-elles encore autant ?

Une collection raconte rarement seulement l’histoire des objets qu’elle contient. Elle garde aussi la trace des personnes avec lesquelles on les a échangés, des endroits où on les a trouvés et des heures passées à les classer.

Un pog un peu abîmé peut rappeler une partie disputée sous le préau. Une fève représente peut-être une galette mangée chez les grands-parents. Quant à cette feuille Diddl à moitié utilisée, elle évoque parfois davantage de souvenirs qu’un cahier de classe entier.

Le retour des collections vintage tient beaucoup à cette charge affective. Les adultes retrouvent des objets familiers, tandis que les enfants découvrent un univers qui leur semble presque exotique. Comment pouvait-on passer autant de temps à échanger des bouts de papier, alors qu’aucun écran ne venait compter les points ?

La réponse tient peut-être dans le plaisir très simple de chercher, comparer et compléter. Un plaisir que l’on retrouve encore dans les cartes, les figurines ou les autocollants actuels. Les objets changent, mais la petite satisfaction de trouver enfin la pièce manquante reste intacte.

Depuis quand on collectionne ?

Les pogs

Dans les années 1990, les pogs envahissaient les poches, les trousses et parfois même les tables de la cantine. Ces petits disques en carton affichaient des dessins colorés, des personnages, des logos ou des motifs parfois franchement étranges. Cela faisait aussi partie de leur charme !

Pour jouer, on empilait plusieurs pogs face cachée. Chaque participant frappait la pile avec un disque plus lourd, souvent appelé “kini”. Les pogs retournés étaient remportés par le joueur. Du moins, lorsque les règles avaient été clairement fixées avant la partie, ce qui évitait quelques négociations mouvementées à la récréation !

Au-delà du jeu, les pogs se collectionnaient selon des critères très personnels. Certains recherchaient une série complète. D’autres préféraient les modèles brillants, les dessins les plus drôles ou simplement ceux que personne d’autre ne possédait.

Les ressortir aujourd’hui offre un joli terrain d’échange avec les enfants. On peut leur montrer comment se déroulait une partie, puis les laisser inventer leurs propres règles. Ils classeront peut-être les pogs par couleur là où vous les rangiez par rareté. Une collection transmise ne reste jamais tout à fait la même, et c’est tant mieux !

Diddl : quand une feuille de papier devenait un trésor

Avec ses grandes oreilles et ses pieds immenses, Diddl s’est installé dans de nombreux cartables à la fin des années 1990 et au début des années 2000. La petite souris apparaissait sur des blocs-notes, des papiers à lettres, des enveloppes, des classeurs, des gommes et une quantité impressionnante d’accessoires.

La collection ne se limitait pas aux objets. Les feuilles Diddl elles-mêmes circulaient entre les élèves. On détachait délicatement un exemplaire d’un bloc, puis on le glissait dans une pochette transparente en attendant un échange. Deux petites feuilles contre une grande, un modèle ordinaire contre une illustration plus recherchée : chaque cour de récréation finissait par créer son propre cours du marché.

Le plus amusant reste que beaucoup de ces feuilles n’étaient jamais utilisées ! Écrire dessus aurait presque ressemblé à un sacrilège. Elles étaient faites pour être observées, triées et montrées aux copains. C’est d’ailleurs à ça que l’on comprend que leur statut d’objet de collection est bien réel. L’objet de collection est rarement utilisé, finalement. Sa vocation ultime est d’être intégré à une collection, admiré ou échangé, mais cela s’arrête souvent là.

Diddl rappelle ainsi qu’une collection peut naître à partir d’un objet très modeste. Il suffit d’illustrations attachantes, de nombreux modèles et d’un groupe d’enfants prêts à discuter longuement de la valeur d’un morceau de papier.

Découvrez quelques-uns de nos coups de cœurs :

Pin’s et fèves : les collections cachées dans le quotidien

Les pin’s, petits objets et grandes déclarations

Avant que les sacs à dos ne se couvrent de badges, les pin’s s’accrochaient aux vestes en jean, aux casquettes et aux panneaux en liège. Enseignes, événements sportifs, dessins humoristiques, personnages de dessins animés : presque tout semblait avoir droit à sa version miniature en métal !  

Certains pin’s étaient achetés, mais beaucoup arrivaient un peu par hasard. On les recevait lors d’une sortie, dans un magasin ou pendant une fête locale. La collection grandissait donc au rythme de la vie quotidienne.

Les enfants peuvent aujourd’hui les redécouvrir comme de petits indices sur une époque. Un ancien logo ouvre une discussion, un personnage réveille le souvenir d’un dessin animé et un pin’s touristique donne envie de retrouver la ville concernée sur une carte.

Voici quelques pin’s qui pourraient enrichir votre collection :

Les fèves, une collection qui revient chaque mois de janvier

Les fèves ont un avantage sur bien d’autres objets vintage : elles continuent d’apparaître chaque année au milieu de la galette. Pratique pour rester à la page ! Leur découverte garde donc une part de suspense, même lorsque l’on possède déjà plusieurs boîtes remplies.

Les modèles traditionnels côtoient désormais des animaux, des héros, des monuments ou de petits objets du quotidien. Certaines familles les rangent soigneusement dans des vitrines. D’autres les conservent dans un pot qui ressort une fois par an avec les décorations de janvier.

Découvrez quelques exemples de fèves :

À lire aussi : Disney Heritage : ces jouets vintage Disney que l’on s’arrache en brocante

Albums Panini, figurines Kinder et petits univers de poche

Certaines collections vintage n’ont jamais vraiment quitté les chambres d’enfants. Les albums d’images Panini, par exemple, conservent leur rituel bien particulier : ouvrir une pochette, découvrir les autocollants et vérifier immédiatement si l’on a trouvé un nouveau numéro ou trois doubles.

Les albums consacrés au football ont marqué plusieurs générations, mais le principe s’est étendu aux dessins animés, aux animaux, aux films et à de nombreux univers appréciés des enfants. Remplir une page procure un plaisir immédiat. Terminer tout l’album, en revanche, demande de la patience et un solide réseau d’échange !

Les petites figurines trouvées dans les œufs Kinder ont elles aussi rempli de nombreuses étagères. Animaux, personnages à assembler ou séries thématiques formaient de minuscules collections dont certaines pièces disparaissaient régulièrement sous un canapé.

On peut également penser aux Polly Pocket, ces petits coffrets qui s’ouvraient sur des maisons, des parcs ou des décors miniatures. Chaque boîte formait un univers complet, facile à transporter et à combiner avec les autres. Les collectionner revenait autant à accumuler des objets qu’à agrandir un terrain de jeu imaginaire.

Toutes ces collections montrent la même chose : les enfants ne cherchent pas uniquement à posséder. Ils aiment organiser, comparer, compléter et surtout inventer ce que leurs objets vont devenir une fois réunis.

Pour aller plus loin : notre article sur les figurines à collectionner.

Comment partager ses collections vintage avec les enfants ?

La tentation est grande de présenter une ancienne collection comme un trésor intouchable. Après tout, vous avez peut-être passé des années à la compléter ! Mais un enfant aura souvent envie de manipuler les objets, de changer leur classement ou de les intégrer à un jeu.

Mieux vaut donc commencer avec quelques pièces peu fragiles. Sortez une poignée de pogs, un petit lot de fèves ou quelques doubles d’images. Racontez d’où ils viennent, puis laissez les enfants se les approprier. Ils peuvent inventer un système de classement, créer une boîte décorée ou organiser un échange entre frères, sœurs et amis.

Dans la vraie vie, la collection parfaitement rangée ne le restera sans doute pas longtemps. Un pog finira sous un meuble et une fève rejoindra peut-être la maison des poupées. Ce léger désordre montre aussi que ces objets ont retrouvé une place dans le jeu.

On aime les collections vintage parce qu’elles nous ramènent vers notre enfance. Leur plus belle seconde vie commence pourtant lorsque les enfants leur inventent de nouveaux souvenirs, très différents des nôtres !

Pour en apprendre plus sur l’univers de la collection, retrouvez ici notre portrait d’un collectionneur.

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