
Une petite brique rouge retrouvée sous le canapé, une figurine de super-héros oubliée sur la table basse… Pour beaucoup, le mélange entre LEGO et cinéma fait déjà partie du quotidien.
Cela fait bien longtemps que les grandes histoires vues sur grand écran ne restent plus enfermées dans une salle obscure. Grâce au flair de LEGO pour les bonnes collaborations, elles prennent vie entre les mains des enfants et des adultes dans des sets souvent incroyables !
Harry Potter, Star Wars, films Marvel… depuis plusieurs années, la marque LEGO multiplie les collaborations avec des univers connus du cinéma. Les fans peuvent ainsi reconstruire des scènes cultes, collectionner des mini-figurines et prolonger l’aventure bien après le générique.
Comment la petite brique a-t-elle conquis les géants d’Hollywood ?
Au départ, LEGO ne cherchait pas spécialement à séduire Hollywood. La marque construisait déjà ses propres mondes, avec des villes, des pirates et des châteaux, avant de comprendre qu’une licence de cinéma ajoutait une force d’évocation très particulière.
À la fin des années 90, l’arrivée de Star Wars ouvre la voie à des partenariats historiques qui rapprochent durablement le jouet du grand écran. Très vite, d’autres univers suivent et confirment l’appétit du public pour ces passerelles entre film et construction. Harry Potter, Marvel, Batman ou encore les Indiana Jones montrent que la petite brique sait s’adapter à des récits très différents sans perdre son identité.
Chaque set devient ainsi une porte d’entrée vers une expérience immersive : on assemble un décor, on reconnaît une figurine et on retrouve une scène culte. Les studios y gagnent une présence durable dans les chambres d’enfants comme sur les étagères des adultes collectionneurs.
Quand LEGO devient à son tour une star de cinéma

Après avoir reconstruit les univers des grands studios, LEGO finit par raconter ses propres histoires sur grand écran. En 2014, La Grande Aventure LEGO suit Emmet, une figurine parfaitement ordinaire propulsée malgré elle au cœur d’une mission pour sauver son monde. Le film joue avec les règles de la construction, mélange Batman, Gandalf et les Tortues Ninja, puis transforme une immense boîte de briques en terrain d’aventure. Son humour fonctionne aussi bien auprès des enfants que des parents, qui reconnaissent au passage quelques habitudes de constructeurs très sérieux !
Le succès d’Emmet ouvre la voie à plusieurs autres films. LEGO Batman, le film confie le premier rôle à une version particulièrement sûre d’elle-même du célèbre justicier. Derrière les poursuites et les gadgets, Batman doit surtout apprendre à ne plus tout faire seul. LEGO Ninjago, le film change encore de décor avec Lloyd, jeune ninja chargé d’affronter le terrible Garmadon… Deux univers que les enfants connaissent déjà bien grâce aux figurines et aux séries LEGO deviennent ainsi de grandes comédies d’aventure pensées pour le cinéma.


En 2019, La Grande Aventure LEGO 2 retrouve Emmet, Lucy, Batman et leurs compagnons dans un monde désormais envahi par de mystérieuses créatures venues de l’espace. Le film pousse encore plus loin le mélange des genres, des personnages et des constructions improbables.
Avec ces titres, LEGO ne se contente plus de reproduire les histoires imaginées par Hollywood. La marque crée ses propres héros, ses chansons et ses scènes cultes, avant de les transformer à leur tour en sets, en figurines et en jeux vidéo. La boucle est bouclée : cette fois, les enfants construisent les décors d’un film directement inspiré de leurs briques.
Quel est le secret de cette alliance économique si séduisante ?
Le lien entre LEGO et cinéma repose donc sur une mécanique très simple à comprendre.
Pour un studio, voir ses personnages déclinés en briques, en figurines et en sets de construction, c’est prolonger la vie d’un film bien au-delà de sa sortie en salle. L’histoire continue d’exister dans les chambres d’enfants, sur une étagère ou au milieu du salon, là où les briques prennent le relais du grand écran.
Le film attire vers le produit, puis le produit ramène vers le film. Ce va-et-vient crée un cercle vertueux très malin et la licence gagne en visibilité. Les boîtes trouvent leur public et les enfants rejouent les scènes à leur manière.
On ne va pas se mentir, c’est une excellente stratégie marketing ! Bon, et c’est aussi le moyen idéal pour nos enfants de s’approprier l’histoire et d’inventer leurs propres fins alternatives ! C’est la manière parfaite de donner une seconde vie à des héros qui auraient fini par prendre la poussière.
Et il n’y a pas que cette passerelle magique entre nos écrans et nos salons. Certains jouets se métamorphosent eux aussi pour devenir le centre de jeux vidéo !
Pourquoi cette formule séduit-elle autant les petits que les grands ?
Si les sets LEGO cinéma marchent si bien, c’est aussi parce qu’ils parlent à plusieurs générations en même temps. Les enfants découvrent une nouvelle aventure. Les adultes, eux, retrouvent souvent un univers qu’ils connaissent déjà depuis longtemps. Cette rencontre entre mémoire et découverte donne alors au jeu une saveur particulière !
Pour certains parents, partager un moment d’assemblage les replonge directement dans leurs propres souvenirs d’enfance. Une scène culte, un vaisseau spatial, un château ou un héros masqué suffisent à réveiller une émotion familière.
C’est aussi ce qui rend ces produits si faciles à offrir. Un set inspiré d’un film parle aussi bien à un enfant fan d’aventure qu’à un parent nostalgique, un collectionneur qui aime afficher un modèle précis ou même un adulte qui cherche un moment calme après le travail.
Faut-il absolument être fan des briques LEGO pour adhérer à l’univers ?
Du plastique aux pixels : l’évolution naturelle vers le jeu numérique
LEGO n’a pas seulement conquis les salons avec ses boîtes de briques ! La marque a aussi su s’installer dans le jeu vidéo en adaptant ses grandes licences de cinéma. Les jeux LEGO Star Wars (PEGI 7), LEGO Batman (PEGI 7) ou encore d’autres adaptations inspirées de films célèbres ont prolongé cette logique de transposition d’un support à l’autre.
Dans ces jeux, on retrouve les mêmes héros, les mêmes décors et souvent le même humour décalé que dans les sets physiques. En revanche, l’enfant ne construit plus seulement avec ses mains. Il explore et rejoue les scènes dans un univers interactif. Le passage du salon à l’écran devient alors presque naturel.
Cette réussite n’est pas isolée : le monde ludique adore s’inspirer de ses différents supports, comme le prouvent les nombreuses adaptations de jeux de société en jeux vidéo.
À La Cabane à Jouer, on aime cette circulation des histoires parce qu’elle laisse toujours une place à l’imagination. Les briques, les pixels et les films racontent finalement la même chose : une aventure qui continue tant qu’on a envie de la faire vivre.
Quel sera le futur de la construction pour nos enfants ?
Le cinéma continuera probablement d’inspirer les jouets de demain, et vice-versa. Les enfants grandissent avec des univers qui circulent entre films, jeux vidéo, livres et constructions. Les briques LEGO trouvent donc naturellement leur place dans cette évolution, car elles laissent une part importante à l’imagination.
Les prochaines années pourraient encore rapprocher la construction physique et les expériences numériques. Les jeunes fans chercheront peut-être de nouvelles façons d’explorer leurs histoires favorites, tout en gardant le plaisir simple d’assembler des pièces avec leurs mains !
Après le grand écran et le salon, LEGO pourrait donc s’attacher au développement des constructions en VR, comme il l’a fait avec LEGO Bricktales (PEGI 7), et offrir un support de plus à vos sets préférés !



